Nous avons finalement quitté Plattsburgh jeudi dernier pour aller démâter à Shelburne Shipyard (quelques miles au sud de Burlington). La matinée de vendredi fut donc consacrée à cet exercice fastidieux : descendre les voiles et les plier, retirer le bimini et le dodger (structure de protection qui recouvre le cockpit du voilier), défaire les fils, les câblages, puis une fois le mât bien couché sur le bateau, le solidifier et tout remettre en place (Sommes-nous vraiment en sabbatique?). C’est finalement à 14h vendredi que nous avons pu dire « on est partis ! ». On a bien sûr fait sauter le bouchon de la bouteille de champagne pour souligner l’événement.
Depuis, nous avons traversé les écluses (13 en tout et en 25 heures seulement!) et sur notre chemin avons constaté les dégâts faits par l’ouragan Irène : quais de marinas détruits, sacs de sable encore empilés devant certaines propriétés mais surtout beaucoup de gros débris dans l’eau. Nous devons donc être à l’affût, non seulement des balises de navigation mais aussi des troncs d’arbres, sans compter les barges occasionnelles. Une vraie course à obstacles. Tout cela serait plus facile si nous n’avions pas le mât dans le chemin qui obstrue une partie de notre vision de droite (tribord pour les érudits). Nous avons quand même été gâtés avec la météo. Même si le soleil n’a pas été au rendez-vous, la pluie a été rare, le vent absent et le temps est doux. Toutefois les maringouins sont omniprésents et voraces! Nous espérons que les prévisions de mauvais temps pour New York se dissiperont pour notre arrivée.
André en profite pour faire des travaux divers, comme changer des lumières sur le mât et jouer dans le fond de cale pour régler une fuite d’eau préoccupante qu’il cherchait depuis longtemps. On se familiarise aussi avec notre équipement de navigation mais malgré la technologie sophistiquée, nos bonnes cartes papier restent à portée de la main. J’ai également terminé l’inventaire des denrées alimentaires (enfin) pour constater que nous avons de quoi subsister pour très longtemps mais aussi se faire de bonnes recettes.
Le long du canal Champlain et de la rivière Hudson, les paysages que nous croisons sont typiques de la Nouvelle Angleterre et déjà quelques arbres présentent les couleurs automnales, cela rend le voyage agréable et moins monotone. Nous venons d’arriver à Hop-O-Nose sur la rivière Catskill pour faire remettre le mât, une charmante petite marina au bout d’une rivière pittoresque. Malgré les oui-dire, cette marina a survécu à l’ouragan et nous accueille pour une partie de la journée. De plus le soleil a fait son apparition pour notre arrivée, génial! Nous prendrons cet après-midi la direction de New York où nous passerons quelques jours.
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