La Martinique représentait pour André et moi une autre étape importante. Autre destination très prisée par les Français, il s’agit de la première île de la chaîne des Windward Islands, le chapelet « sud » des îles des Caraïbes. Cela veut aussi dire que nous avons franchi la mi-chemin (en temps) dans notre voyage et que nous commençons à calculer les semaines, voir les jours, dont nous aurons besoin pour le retour à la maison.
Nous sommes donc arrivés à St-Pierre le lundi 13 février en début d’après-midi après avoir quitté Dominica à l’aube (il fallait nous voir accoster au quai à 5h du matin, en pleine noirceur pour faire le plein d'eau avant le départ). Cette petite ville qui fut dévastée en 1902 par l’éruption majeure du Mont Pelé n’a pas le charme des petits villages de la Guadeloupe. Nous y sommes donc restés une seule nuit, le temps de retrouver par hasard Pierre et Marie du voilier Papillon, amis rencontrés en octobre dernier à Sandy Hook et de prendre un petit apéro avec eux. Jusqu’à maintenant, on se rend compte que les meilleurs rendez-vous avec les amis sont ceux qui n’ont pas été planifiés !
En ce 14 février, jour de la Saint-Valentin, nous faisons route vers Fort de France, situé un peu plus au sud de l’île. Fort de France est une grosse ville et nous planifions y rester le temps de vaquer aux nécessités d’usage, comme l’enregistrement en territoire français et visiter un peu. Nous ne sommes finalement pas restés bien longtemps ici. Non seulement nos deux jours étaient fort pluvieux mais surtout, Fort de France c’est la grande ville ! Autres sons, autre ambiance, autre atmosphère pour nous qui sommes maintenant accoutumés au calme des petites bourgades de bord de mer. Donc le temps de faire l’épicerie, de voir aux courriels, de faire un peu de promenade (incluant un vernissage avec rencontre de l’artiste) et se faire de nouveaux amis (Dancing Lizard commence à avoir une réputation…) et nous sommes repartis plus vers le sud.
Nous voici donc à Anse d’Arlets, une jolie baie très calme (mais pas pour longtemps - voir commentaire plus loin). Une avenue piétonnière longe la petite plage et les bistrots très nombreux ont pignons directement sur le sable. C’est ici que le vendredi 17 février, nous avons souligné les 60 ans du capitaine (qui ne les fait pas du tout) avec un petit souper en tête à tête, arrosé au champagne bien sûr. Puis samedi matin, nous sommes allés brûler les calories dudit festin (mousse de foie gras, chapon aux morilles, etc. ) en montant le Morne Champagne (un nom qui nous était prédestiné). Notre visite de la Martinique s’est poursuivie par des haltes à Anse Chaudière pour du snorkeling magnifique, puis Ste-Anne et Le Marin. Notre enthousiasme pour la Martinique s’est vite dégonflé car si les paysages sont forts jolis, le tout est rapidement gâché par quelques jeunes locaux qui ont le talent de mettre de la musique boum boum à tue-tête sur le bord de la plage, haut-parleurs tournés vers l’eau, rien de moins. Et ce partout, sans exception.
Allez hop! On lève l’ancre et on met le cap pour Sainte-Lucie y retrouver Sam et Georges, les copains du beau voilier Champlain et accueillir la semaine prochaine Jean-Marc, un ami d’André, qui passera quelques jours avec nous.