« N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. »
(Henry de Monfreid)

jeudi 26 janvier 2012

Découvrir Antigua

Premier arrêt – Jolly Harbour : Nos sentiments envers cet endroit sont partagés. Au premier coup d’oeil, c’est joli et accueillant mais on se rend vite compte que l’environnement est « fatigué ». Après avoir connu un boom il y a environ une douzaine d’années grâce au développement de complexes de condos et du Princess Casino, on sent que Jolly Harbour est sur un déclin. Le casino est fermé depuis environ 3-4 ans et il y a beaucoup de petites maisons et terrains à vendre. Bref, on a vite fait le tour !

Après 48 heures à Jolly Harbour, nous nous sommes déplacés vers le sud et avons jeté l’ancre dans Carlisle Bay. On trouve ici le Carlisle Resort, un complexe hôtelier de grand luxe. Absolument magnifique! On s’est donc offert l’apéro dans ce site enchanteur, et avons apprécié les excellents drinks que Michael le barman nous a concoctés.

Puis, nous avons repris « la route » vers Falmouth Harbour pour faire du vrai tourisme. Tous les guides sont unanimes, il faut visiter English Harbour, situé juste à côté, ce port établi au 17e siècle qui abritait la flottille britannique et où fut basé le célèbre Admiral Nelson. Le site était à la hauteur de sa réputation comme en témoigne les photos que nous avons prises. Notre visite nous a aussi amenés à rencontrer Diego et Christina, des Montréalais, propriétaires d’un charmant restaurant italien, le Paparazzi. Comme quoi le monde est petit, nos fils travaillent ensemble au restaurant Le Méchant Bœuf à Montréal ! Nous avons été bien accueillis, ils sont très sympathiques et si vous passez par Antigua, offrez-vous un bon repas ici. La vue est très belle et le décor soigné. Ils accueillent régulièrement des clients de marque tels le Prince Albert de Monaco ou Pete Townsend du légendaire groupe The Who.

En ce beau dimanche ensoleillé, le 22 janvier, une banale sortie pour aller au guichet automatique s’est transformée en une longue excursion en autobus. Il a fallut 30 minutes de bus pour dénicher la Banque Royale à St-John (complètement de l’autre côté de l’île) puis un autre 30 minutes pour revenir! Tout cela parce que le guichet à côté de la marina n’accepte que la carte de cette banque locale. Bienvenue dans les Caraïbes. Fait cocasse : Au moment du retour au terminus à St-John, j’ai demandé au chauffeur l’heure du départ, il m’a dit « I don’t know » (???). Eh bien, j’ai découvert que le bus part seulement quand il est plein!!!! Et très plein ! Même les allées sont occupées part des petits bancs et un passager peut se tenir debout dans la porte qui ne se ferme pas. J’adore.

Nous avons malheureusement dû sacrifier notre sortie prévue à la grande fiesta du dimanche soir sur Shirley Heights car un bateau s’était ancré trop près de nous. Nous sommes donc restés à bord pour s’assurer que les bateaux ne se frappent pas. Ce nouveau voisin a finalement changé de place mais trop tard pour aller faire la fête. Nous qui voulions souligner que cela fait quatre mois exactement que nous avons quitté pour le voyage. C’est en effet le 22 septembre que nous avons largué les amarres de la marina de Plattsburgh. Comme quoi le temps passe vite.

Mercredi 25 janvier : Nous prolongeons notre séjour dans Freeman Bay, devant English Harbour car l’endroit est parfait. Proximité des services de wi-fi et de provisions, jolie plage, vent rafraîchissant (on dort bien la nuit), pas de moustiques et de nouveaux amis ! Nous avons fait la connaissance d’un charmant couple australiens, Derek (Dusty pour les intimes) et Marianne partis de la France où ils ont acheté un beau Jeanneau 42 pieds nommé Adagio, traversé l’Atlantique jusqu’ici puis retourneront à la maison via le canal du Panama et le Pacifique. Marianne, historienne en histoire de l’art, a un parcours de maman monoparentale similaire au mien et Dusty est marine biologist. Que ce soit pour le 5 à 7 ou passer une journée à faire les courses en leur compagnie, nous avons beaucoup à échanger !

De plus, ce matin au réveil, nous avons eu l’agréable surprise de trouver ancré derrière nous, Centime, un voilier qui a dû déclarer forfait du rallye en Novembre, en raison de problèmes mécaniques. Nous sommes très heureux de retrouver Dennis et Heidi avec qui nous nous étions liés d’amitié à Hampton.

mercredi 18 janvier 2012

Antigua, here we come!

Leaving St-Martin meant saying goodbye to old and new friends. We’re leaving behind our fellow 1500 cruisers, Wavelength, Gypsy, Jade and WindDancer. Too bad we didn’t have a chance to get together as they arrived shortly before we took off. There’s also George who sails alone on his 55 ft aluminum sailboat because his wife doesn’t have salty legs. We had interesting conversations with him on the subject of US politics. To date we’ve heard many different opinions, it’s been fun to compare them to our own perspective. We’re also looking forward to getting together again with Don and Donna who are currently building a nice house on the south side of the island, facing St-Barth. Believe or not, it took them 6 ½ years to get a building permit.

So, after spending three weeks in St-Martin, we were ready for new horizons.


Friday the 13th (oooooh spooky). First stop: Île Fourchue.

Just before arriving to St-Barth, is this small, dry and rocky island. It is a great place to rest after an afternoon of bumpy sailing from St-Martin. We had very big swells (about 15-20 fts) and had to sail very close to the wind. Unfortunately, we had our first casualty of the trip. Our beautiful lizard had an accident and suffered a broken tail. I think it hurts us more than him.

Even though the bay is well protected, we have plenty of wind making for comfortable nights. We’re very pleased to leave behind an unwelcomed group of hungry mosquitoes that jumped on board while we were inside the Simpson Bay Lagoon for rigging work.

We have yet to decide if we’ll visit St-Barth. Some friends say we should, while others say we aren’t going to miss that much. St-Barth is the favored hot spot of the good looking crowd, also referred to as the Riviera of the Caribbean. If you want to see and be seen, go there!

We’re monitoring the winds and will leave a soon as the wind as a bit more of a northern component. The ride to Antigua is 73 nautical miles, which should take us about 12-14 hours depending on how fast we can go.

Sunday, January 15

If Sunday is meant to be a day of rest, we sure did the honors! We enjoyed beautiful snorkeling in the morning. Here the fishes are cute and active. It’s also nice to notice that the coral is starting to grow again. So far we’ve seen many places damaged by pollution and a careless attitude towards marine life. After a nice nap, we went hiking on the island. A perfect day!

Monday, January 16,

Happy birthday to our friend Daniel who turns 60 today and also got married to Chantal on Saturday. We’ll enjoy the champagne when we meet you down in the islands.

We took off at 7:00 this morning, the winds were perfect for a straight course to Antigua. St-Barth will just have to wait until we come back. So far, the winds are good, coming from the East with a bit of a Northern component and even though it’s was sort of a bumpy ride because of the big swells and short waves, it made for a great day of sailing. We should arrive at Jolly Harbour on the West Coast around 8:30 tonight.

Tuesday January 17

Well, we finally arrived last night at 7:00 pm, missing the last ray of lights by about 45 minutes. Not easy to anchor in the dark in an unknown place. But, we were please to this morning to see that we were well anchored. We took care of the immigration formalities and should enjoy the next week sailing around the Island.

jeudi 12 janvier 2012

Pendant qu'on a encore du bon wi-fi !

À la demande générale (???!!!), voici à nouveau « Un peu de tout, un peu de rien »

Transport en commun

Utiliser le transport en commun est la meilleure façon de découvrir un nouvel environnement et ses gens. Ici, on peut se déplacer d’un côté de l’île à l’autre sans formalité douanière entre la France et les Pays-Bays, sauf si on déplace le bateau. On peut ainsi prendre le bus pour aller à Philipsburg ou vers Marigot, ça ne coûte pas cher (1. 50$), c’est facile et amusant. En plus, il n'y a pas d'arrêt de bus comme tel, ni d'horaire, bref on se tient sur le bord de la route et quand on voit le bus on fait signe et il s'arrête.

Prendre le temps de vivre

Nous sommes ici en territoire européen donc avec des habitudes européennes. Ce qui veut dire que tout est fermé sur l’heure du lunch (12 à 14h du côté français et 12h à 13h du côté néerlandais), tous les commerces ferment boutique à 12h le samedi et ne sont pas ouverts le dimanche. Ça nous a pris un peu de temps à s’y faire, mais j’aime bien. Je crois que nos habitudes sont devenues trop axées sur la consommation plutôt que sur prendre le temps de vivre.

Dépaysés, vraiment ?

Le plaisir d'être ailleurs est de se dépayser mais parfois le dépaysement ne dure pas longtemps. Moins cocasse est d'arriver devant, eh oui même ici,  McDonald, Subway, Burger King ou Poulet Frit Kentucky, mais tout aussi charmant est le petit quartier derrière le lagon où les dépanneurs (ou comme on les appellent ici "local supermarket") sont tenus par des Asiatiques. C'est à croire qu'ils ont, tout comme chez nous, la fibre pour ce genre de commerce.

Le civisme

Ah! Probablement cette façon de faire que j’aime le plus et que je devrai mettre en application même une fois de retour à la maison. Ici les gens se saluent avant d’entamer une conversation quelle qu’elle soit. Ce qui veut dire que si j’entre dans un commerce pour poser une question, il est de mise de dire « Bonjour – Comment allez-vous ? – Bon après-midi, etc… », puis d’engager ce qu’on a à dire. J’ai même remarqué cela dans le bus. Chaque nouveau passager salue le groupe et non pas directement le chauffeur, et en plus les passagers répondent ! Génial !
Les plus et les moins d’être à l’ancre dans Simpson Bay

Les plus : Pas de maringouins car il vente continuellement, le vent qui rend les nuits agréables, l’environnement – on est entouré de plage (au grand plaisir d’André qui peut admirer quelques belles filles en tenue légère), on peut se baigner – l’eau de mer y est vraiment bonne.
Les moins (ou les bémols comme j’aime bien dire) : La houle – on se fait beaucoup bercer, on est un peu plus loin des services, quand on prend le dinghy pour aller à terre on est garanti de se faire mouiller.

Chronique de filles – sujet : esthétique ou MC a besoin de ventiler

Oh que c’est parfois dur sur mon orgueil de vivre en bateau. Je ne peux pas me sécher les cheveux à tous les jours (en fait presque jamais car le séchoir prend vraiment trop d’énergie), donc je dois garder mes cheveux frisés et l’air salin de ne leur va pas du tout. De plus, je laisse mes cheveux gris prendre la place et le reste a blondi au soleil, bref chaque fois que je me regarde dans le miroir je fais la grimace. Je m'offrirais bien un "extreme makeover" mais à 200$ US la visite chez un bon coiffeur, je vais attendre de voir ma fille Andréanne.

Mes citations préférées sur la voile

Sailing is expensive boat maintenance in exotic location.

Sailing is the fine art of getting wet and becoming ill while slowly going in the wrong direction at great expense.

It is better to be approximately right than exactly wrong.

vendredi 6 janvier 2012

Bonne année 2012 !

BONNE ANNÉE À TOUS !

Nous voici donc à St-Martin depuis le 22 décembre. Après un petit réveillon en tête à tête, nous avons passé la semaine du côté des Antilles néerlandaises, mieux connues sous le nom de Sint-Marteen. Nous sommes allés faire un tour du côté de Philipsburgh, la Mecque des grands bateaux de croisière. La rue principale « Front Street » regorge de bijouteries et boutiques de luxe. Les touristes s’en donnent à cœur joie !

Nos amis Sam & George sont revenus de leur séjour des Fêtes à la maison (au Vermont) et nous avons accueilli la nouvelle année en leur compagnie. Champagne, foie gras et crevettes étaient au menu puis nous sommes allés danser dans un bar sur la plage et voir les feux d’artifice. Vraiment chouette. Une fête parfaite du Nouvel An. Comme dit George "Let's indulge in our epicurian delights". Well said George. Ceux d'entres vous qui croit qu'on perd du poids lors d'une telle aventure, méprenez-vous! Si j'ai bien perdu quelques kilos à l'automne avec la traversée, je les ai vite repris depuis notre arrivée à St-Martin. Seriez-vous capable de dire non aux rillettes, baguettes et croissants ?

Une autre tradition amusante à Simpson Bay, est l’accueil des grands yachts de luxe qui reviennent de St-Barth après la soirée du 31 décembre. Les curieux (ils sont nombreux – incluant nous-mêmes) armés de caméras, se retrouvent au St-Marteen Yacht Club juste à côté du pont et applaudissent chaleureusement l’arrivée de ces magnifiques bateaux. Quel spectacle !

Notre sortie du lagon de Simpson Bay ne fut pas de tout repos. Alors que nous voulions justement passer le pont dimanche après-midi (le 1er janvier) à 16h30, nous avons levé l’ancre vers 16h15. On n’a pas fait 20 pieds que nous sommes restés coincés! Un bon samaritain qui passait par là nous a aidés à gîter (en accrochant un cordage venant du haut de notre mât à son dinghy puis en tirant latéralement ce qui fait pencher le bateau de côté pour dégager la quille) et on a réussit à se déprendre. Eh bien, on avait pas fait un autre 20 pieds qu’on s’est encore pris. On a répété l’opération avec un autre bon samaritain (un 2e et franchement plus mignon que le premier). Ce dernier nous a d’ailleurs appris que la bouée du chenail que nous suivions a été déplacée par mégarde. Nous naviguions donc dans une zone peu profonde sans le savoir ! Bref avec tout cela, on avait manqué la dernière ouverture du pont de la journée et devions passer la nuit dans le lagon à nouveau. Nous sommes allés jeter l’ancre plus loin et on s’est dépêché d’aller au bar pour voir les yachts arriver. Quelle surprise au retour de voir que notre voilier avait chassé de beaucoup ! On essayé autant comme autant de remettre l’ancre mais rien à faire, il y avait trop d’herbe dans le fond, et en plus le jour avait tombé, on y voyait plus rien et le vent était très fort. Je crois qu’un ange gardien veille sur nous car le « diving master » de la marina voisine a constaté nos efforts et est venu nous offrir de nous accrocher à un mooring de la marina, et ce sans frais, à condition que nous quittions tôt le lendemain matin. Nous avons beaucoup de gratitude pour toutes les personnes qui nous ont aidés en ce 1er janvier, nous avons finalement été capable de dormir sur nos deux oreilles !

Nous avons donc repris la route lundi pour explorer la côte française de l’île de St-Martin. Après un arrêt dans la baie de Grand Case et un souper avec les amis dans un restaurant très cher et décevant, nous faisons un saut à l’île Tintamarre, une petite île classée réserve naturelle du côté Ouest de St-Martin. On a passé l’après-midi à la plage, comme quoi il n’y a pas d’âge pour jouer dans le sable. On y a fait un magnifique lézard (que d’originalité). Désolée, je n’ai pas de photo à l’appui, vous allez devoir me croire sur parole.

Aujourd’hui le vendredi 6 janvier, encore beaucoup d’émotions alors que nous étions venus à la minuscule île Pinel pour nous mettre à l’abri de la forte houle du Nord. Cette petite enclave est bien protégée par une bande de coraux et ne peut accueillir qu’un nombre minime de bateaux. Après consultation de la météo avec les amis tout semblait bien se présenter. Eh bien à 6h30 ce matin, nous avons été réveillés en catastrophe par un gros bruit,. Un catamaran ancré tout près, nous frappait ! Vite, on part le moteur, on monte la chaîne et on se déplace. Constat après coups : quelques dommages à la bordure de tek, la ligne de vie et une belle « poque » dans l’arche – merde merde merde ! À croire qu’il y a plus d’action à rester sur place qu’à naviguer.

Prochaine destination : Antigua.