Impossible de séjourner en bateau à Dominica sans être pris en charge par un « boat boy ». Ces jeunes hommes ont flairé la bonne affaire il y environ 20 ans et ont fait preuve de beaucoup d’entrepreneurship, fondant même une association en bonne et due forme ! Il est presque préférable d’ailleurs de faire affaire avec l’un d’entre eux pour assurer un séjour agréable et sécuritaire. Peu importe les besoins : les ordures, l’eau potable, le propane, les visites de l’île ou même pour seulement s’ancrer ! Au moins, ils sont charmants et accueillants. Martin Carriere nous fut chaleureusement recommandé par les organisateurs du rallye et il était là à notre arrivée. Martin maîtrise parfaitement ses talents de vendeur et relationniste, et nous jouons le jeu. En moins de 15 minutes une visite de l’île et une balade en canot dans l’Indian River étaient organisées.
C’est ainsi que mercredi nous nous sommes joints à d’autres vacanciers ici ancrés, pour une visite de la partie Nord de la Dominique (à ne pas confondre avec la République Dominicaine). L’île est toute en montagnes volcaniques (8 volcans pour être précis) et les étroites routes serpentent de hauts en bas. La végétation est partout riche et luxuriante compte tenu de la constante humidité de la forêt tropicale. Cette végétation est d’ailleurs principalement formée d’arbres fruitiers et de plantes ayant presque toutes des propriétés curatives et préventives. Martin est une mine d’information à cet égard et si on se fit à ce qu’il nous dit, toutes ces plantes sont bonnes à faire du thé (il doit en boire une quantité industrielle pour en vanter les mérites). Il connaît également très bien une foule de détails intéressants mais il y a une limite à ce que le disque dur de notre cerveau a été capable de retenir.
Notre promenade qui a duré toute la journée, nous a amenés jusque de l’autre côté de l’île et nous avons, entre autres, visité un « jardin » d’arbres fruitiers (toutes les résidences en ont et se suffisent à elles-mêmes en agrumes), croisé des dizaines de minuscules villages aux noms créoles et colorés comme Tibaud (qui veut dire petit baiser - vous vous souvenez de la chanson ?), marché jusqu’à une clairière où on trouve des mares d’eau sulfureuse (ça pue épouvantable), mangé dans un café local sur le bord de la mer et marché jusqu’au rocher rouge – magnifique paysage quasi lunaire. Inutile d’insister comme quoi nous étions très fatigués à notre retour ! André était même au lit à 20h00. Jeudi, c’est farniente.
C’est à 6h30 vendredi matin que Martin est venu nous chercher pour une ballade en canot dans l’Indian River. J’aimerais trouver les bons mots pour décrire les tableaux magnifiques que la nature nous a réservés et auxquels même nos photos ne peuvent rendre justice. Nous avons débuté la journée au sein d’un site calme et serein, agrémenté du son de la nature qui s’éveille. Quel contraste avec notre après-midi consacré au remplissage de la bonbonne de propane !
Instructions pour faire remplir sa bonbonne de bateau à Dominica
1. A) Découvrir qu’il n’est plus possible de faire remplir sa bonbonne à Porthsmouth contrairement à ce qui est mentionné dans le Cruising Guide de Chris Doyle (la bible des naviguateurs).
2. B) Apprendre que personne n’est disponible pour aller jusqu’à Roseau pour rendre ce service.
3. C) Prendre le bus (traduction : mini-fourgonnette où tout le monde est très très serré les uns contre les autres) jusqu’à Roseau, en empruntant une route qui serpente le long de la mer avec des virages en tête d’épingle.
4. D) Rebrousser chemin avec le chauffeur après qu’il ait déposé tous ses passagers au terminus car ledit chauffeur avait mal compris les indications de l’endroit où on avait besoin d’aller. (PS : le chauffeur, Steven, a été très gentil car il nous a non seulement amené au dépositaire de propane mais en plus il nous a attendu).
5. E) Revenir à Roseau avec le même chauffeur dans le même bus pour qu’il puisse remplir son bus avant de revenir à Porthsmouth.
6. F) Attendre une heure dans le bus (toujours la même mini-fourgonnette) au terminus pendant que le chauffeur se trouve des clients (il ne part pas tant qu’il n’affiche pas complet).
7. G) Adopter pendant le retour (qui prend environ une heure) une position très confortable qui ressemble à une contorsion du Cirque du Soleil.
8. H) Mettre le pied sur le bateau exactement 4 ½ heures après l’avoir quitté dans le but de l’expédition ci-dessus détaillée. L’apéro est DÉLICIEUX et je vous jure que le spaghetti d’André le sera tout autant!
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