« N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. »
(Henry de Monfreid)

dimanche 10 juin 2012

SLCDR - DERNIER CHAPITRE


Qui aurait crû que fuir la tempête tropicale Beryl – prévue pour tomber sur Charleston le 31 mai – nous mettrait encore plus les pieds dans les plats. Mais, je vais trop vite …

C’est le mercredi 30 mai à 16h20 que nous sommes arrivés à Hampton après une traversée parfaite. Un retour spécial pour nous car c’est ici que la grande aventure du Caribbean 1500 a commencé. Nous y avons aussi retrouvé nos « rivaux » du rallye, Jenny & Charlie, sur LADY. On l’a encore sur le cœur les 52 minutes avec lesquelles ils ont emporté la première place ! Quel plaisir de revoir nos amis après tous ces mois.

Hampton avait des airs de fête, se préparant pour le festival « Black Beard ». Il paraît que c’est ici que le fameux pirate aurait été capturé puis guillotiné. Il y avait donc beaucoup d’activités de planifiées et lorsque Kate, l’ancienne directrice de la marina de Hampton nous a offert de mettre le bateau au quai des condos où elle habite, nous avons chaleureusement accepté l’invitation de profiter des festivités pour la fin de semaine. Mais la fête fut de courte durée.

La journée de vendredi s’annonçait bien, même la météo qui prévoyait des averses et des orages n’était pas trop menaçante. Après un peu de bichonnage (dont quelques heures chez la coiffeuse), je me suis jointe à Jenny & Charlie pour aller au lancement des régates du Yacht Club voisin (à 1 000 pieds). Ils n’ont rien négligé : grand chapiteau, buffet, tables, très bon band, la totale. C’est à 19h que je suis revenue rejoindre André au bateau. Comme la pluie avait débuté, nous avions préparé le bateau comme on le fait toujours : bien attaché et les coussins à l’abri sous le dodger. À 20h, alors que nous regardions un film bien tranquille, un vent d’une force inouïe nous a brassés dans tous les sens. Puis on a eu l’impression qu’un train passait sur le bateau. La puissance de ce qui nous poussait contre le quai était au-delà de toute imagination. Pendant deux minutes ce fut le chaos total. Puis, plus rien. Le calme plat et un peu de pluie. On venait de se faire frapper par une tornade ! Les dégâts laissés sur son passage en disent long sur le pouvoir de destruction d’une tornade. Les photos jointes au blogue en témoignent. Pour notre part, nous avons des dommages importants, dont la destruction du génois, le tek endommagé à plusieurs endroits, là où le bateau a frappé le quai, perte d’une partie du bimini, destruction de l’éolienne et l’arche endommagée. Nous aurons eu la peur de notre vie.

Cette mésaventure ne nous empêche pas de poursuivre notre route vers la maison. Nous sommes maintenant à New York après avoir fait un saut à Atlantic City (pause de 36 heures car la mer n’était pas belle pour naviguer). On peut confirmer que ni André ni moi n’avons l’instinct joueur ! Puis, un autre 20 heures de navigation qui nous a amené à Atlantic Highlands (Sandy Hook, NJ) où mon frère Nickolas et sa femme Ishani sont venus souper au bateau. Nous avons passé une soirée magnifique en leur compagnie.

Nous serons à Montréal dans une dizaine de jours et nos sentiments sont mitigés. Même si nous sommes contents de retrouver la famille et les amis, nous avons le cœur gros que notre belle aventure soit déjà terminée. Avons-nous vraiment fait tout cela ? Wow!

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