« N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît. »
(Henry de Monfreid)

dimanche 27 mai 2012

SLCDR - Ch. 9 - Freeport


Voici un tout petit chapitre qui conclut notre tournée des Caraïbes. Nous quittons Freeport aujourd’hui pour Charleston, première escale de notre retour sur le continent américain.

Faits saillants de notre séjour à Freeport

Les débâcles de la crise économique qui a frappé les États-Unis il y a 6 ans, a eu un impact majeur sur les Bahamas qui dépendent du tourisme américain. Cela était flagrant à Port Lucaya où nous étions ancrés. Marina fermée, complexes hôteliers déserts et centres commerciaux placardés témoignent de la crise. Au moins, le Port Lucaya Market Place a quelques boutiques divertissantes et hors-taxes.

On s’est donc trouvé un petit mouillage bien tranquille à l’intérieur du lagon devant le Grand Bahama Yacht Club. Un beau grand nom très chic pour un complexe fermé depuis janvier faute de clients ! Il y avait bien quelques résidants dans leurs magnifiques maisons de villes, mais ils ne pouvaient même pas profiter de leur piscine, elle aussi mise en congé.
On aurait bien aimé faire la saucette... c'est tellement beau.



Santé tout le monde !
Beau chapeau mon Daniel !

Par curiosité, nous sommes quand même allés faire un tour au Freeport International Bazar. Quelle désolation ! On l’a rebaptisé le « has-been bazar ». Ce magnifique complexe sous la thématique des grandes régions du monde, est une autre victime d’abandon total. C’est dommage car le concept est intéressant, chaque zone étant bien définie par son look. Quelle tristesse de voir toutes ces belles boutiques maintenant défraîchies et vides. On se croyait dans une ville fantôme.




Un autre symptôme des difficultés, il n’y a pas d’épicerie dans le secteur. Nous avons donc pris un taxi pour aller faire les provisions dans un centre recommandé par une des vendeuses. Surprise à notre arrivée, c’est un gros magasin de type entrepôt-Costco. On a bien fait tous nos achats, mais on a maintenant de la sauce tomate, des jus et des céréales pour se rendre jusqu’à la maison !

21 mai – 17h. On lève l’ancre, on dit adieu à l’exotisme des îles et on a le cœur gros de tourner la page. Mais comme on le répète, ce n’est qu’un au-revoir. Charleston, here we come !

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